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Lionel Strander et Donald Pleasance dans Cul-de-sac de Roman Polanski
Lionel Strander et Donald Pleasance dans Cul-de-sac de Roman Polanski

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par Frédéric Vernichon

                             30 avril 2012

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Pays : Royaume-Uni

Année : 1966

Format : Noir et Blanc

Durée : 1h47

 

 

Support : DVD / Blu-Ray

Genre : Drame

Editeur : Filmedia

Sortie : 17 avril 2012

 

 

 

 

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CUL-DE-SAC

 

 

 

Réalisation : Roman Polanski

Interprètes : Françoise Dorléac, Donald Pleasance, Lionel Strander, Jack McGowran…

 

 

 

Le troisième chef-d’œuvre de Roman Polanski (sic).

 

 

 

Puisque le grand thème qui parcoure le cinéma de Roman Polanski est l’isolement, son troisième long-métrage vient encore un peu plus approfondir ce sentiment qui vient à pousser dans leurs derniers retranchements ses personnages.

 

Deuxième collaboration entre Polanski et Gérard Brach (après Repulsion), Cul-de-sac est à la croisée de plusieurs genres, débutant comme un film noir pour mieux dérouter son récit et épouser le rythme de ses protagonistes.

 

Ainsi, telle son ouverture, Cul-de-sac aurait pu réfléchir sur le Key Largo de John Huston : dans un lieu isolé, des gangsters prenaient en otages quelques hommes et femmes. Mais ceux de Polanski déroutent, probablement parce qu’ils sont mal en point (blessés suite à un braquage qui a dut mal tourné) et que le seul de la paire à être encore en état de fonctionner ne raisonne que de façon instinctif, sur de lui-même et de l’emprise qu’il peut exercer sur le couple qu’il est venu importuner.

 

Sur cette île de bout du monde, régulée par les marées, les différents protagonistes n’ont soudain plus d’autres solutions que de devoir se supporter. Bon gré mal gré.

 

Le gangster, fin comme un ours et qui attend que des complices viennent le chercher, impose sa présence à un couple disparate, elle jeune femme libre provocant sans cesse son mari plus âgé, écrivain retiré des voitures et homme craintif.

 

Le dénouement, libération pulsionnelle, se conclue par la non moins absurde logique du comportement humain, la manipulation (provocation de trop d’une femme envers son mari) précipitant un drame venant résumer l’insignifiance de ces âmes égarés, échoués dans ce No Man’s Land pour encore un peu plus se perdre.

 

Cul-de-sac est ce film qui ne ressemble à aucun autre, comédie humaine à la noirceur joyeusement ironique, dernier film en noir et blanc de Roman Polanski (après Le couteau dans l’eau et Repulsion).

 

Suivront dans la foulée Le bal des vampires et Rosemary’s Baby, suites logiques d’une œuvre riche et originale.

 

 

 

 

 

 

 

Le Blu-Ray

 

 

Les copies présentées pour ces différentes éditions DVD et Blu-Ray semblent assez identiques à celles déjà utiliser dans de précédentes éditions. Celle de Cul-de-sac comporte bien des défauts et aurait méritée un bon nettoyage, mais le tout relève d’un bon niveau d’ensemble.

Côté bonus, un documentaire d’une vingtaine de minutes (sur la même base que ceux présent sur les disques du Couteau dans l’eau et Repulsion) : les membres de l’équipe du film se remémore ce tournage rendu compliqué par les limites imposées par le budget et les conditions météo sans cesse changeants. Suivent une galerie d’affiches d’époques et de photos, et la bande-annonce originale.

 

 

 

 

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